Poudre d'or : ce que le nom désigne
Dans son catalogue 2026, S.T. Dupont consacre un chapitre à la « Poudre d'or », daté de septembre 2026. Le catalogue l'appelle aussi « Dust », la poussière. Le principe tient en une phrase : sur la laque naturelle, déposée en plusieurs couches, des artisans répandent une poussière très fine d'or ou de palladium.

Le résultat recherché est une surface lumineuse, qui scintille. Le catalogue précise que les paillettes existent dans toutes les teintes, qu'elles sont posées à la main, et que chaque pièce reçoit donc une répartition de poussière qui lui est propre. Deux stylos de la même référence ne portent donc pas exactement la même poussière.

Ne confondez pas avec le maki-e japonais, qui emploie lui aussi de la poudre d'or mais pour dessiner des scènes. Dans ce chapitre, les visuels du catalogue ne montrent aucun sujet figuratif : la poussière couvre le corps du stylo.
Quatre laques, neuf stylos
Le chapitre présente quatre couleurs de laque : noir, bleu, vert et rouge. Côté stylos, trois modèles sont concernés.
- Le Classique bille, en laque noire et finition or uniquement (réf. 045312N).
- Le Line D Eternity Large, en roller et en plume, dans les quatre couleurs : noir et or, bleu et palladium, vert et or, rouge et or.

Cela fait un bille, quatre rollers et quatre plumes. Le bleu est le seul associé au palladium ; les trois autres vont avec l'or. La collection compte aussi deux briquets, les Ligne 2 et Le Grand Dupont, dans les mêmes laques. Le catalogue ne dit pas si la couleur de la poussière suit celle de la finition métallique ; il parle d'or ou de palladium sans faire le lien modèle par modèle.
La laque dégradée sous la poussière
Le catalogue présente la nouveauté de cette édition : sur les modèles colorés, une laque dégradée est ajoutée sous la poussière. L'apparence de la poussière d'or, que la maison présente comme une de ses finitions emblématiques, est ainsi renouvelée. Sur l'illustration du catalogue pour le stylo bleu, le fond passe d'un bleu sombre à un bleu plus clair, parsemé de points brillants.
La laque employée est de l'urushi, la laque naturelle. Selon S.T. Dupont, les artisans l'appliquent à la main en couches successives, puis la poussière d'or ou de palladium est posée à la main elle aussi. Comme chaque pièce est faite à la main, le catalogue prévient que la date de livraison est confirmée au moment de la commande.
Poudre d'or ou popote : deux gestes différents
Le même catalogue présente, en mai 2026, une autre technique de laque, la « popote ». Là, l'artisan applique la laque à la main, par petites touches, avec une éponge spéciale et plusieurs nuances de couleur. L'effet obtenu est marbré, proche de l'écaille de tortue.
Les deux reposent sur la laque naturelle et sur un geste manuel, mais l'effet n'est pas le même : la popote travaille la couleur elle-même, la poudre d'or ajoute un éclat par-dessus. Selon que vous cherchez une surface qui évoque une matière ou une couleur qui accroche la lumière, ce n'est pas le même stylo.
Choisir entre le Classique et le Line D Eternity Large
Le Classique est le premier stylo créé par S.T. Dupont, en 1973. La maison l'a relancé en version bille en 2025, et le catalogue donne 8,5 mm de diamètre pour cette version. C'est un stylo fin ; il n'existe en poudre d'or qu'en noir et or.

Le Line D Eternity Large offre davantage de choix : roller ou plume, quatre couleurs. Le catalogue ne donne ici ni longueur, ni diamètre, ni poids, ni matière de plume pour ces références. Pour un stylo plume, c'est une information qui compte : à vérifier auprès de la maison avant tout achat, plutôt que de la déduire d'un autre modèle de la gamme.
Pour comparer les autres stylos de la maison, vous pouvez parcourir la collection de stylos S.T. Dupont. Si vous préférez voir les pièces de près, la boutique Naudin vous accueille au CNIT La Défense, et le site de la boutique présente le reste de nos univers.























































































