Un briquet que l'on porte au cou
Un briquet tient dans la paume. Un collier tombe sur la poitrine. Le collier briquet de S.T. Dupont relie les deux : l'objet garde sa forme de briquet, mais une bélière en métal doré et une chaîne en font un pendentif.
Le modèle dont il est question ici s'appelle « Pointe de diamant », référence K27067CH. Sa finition est dorée, et tout son corps est couvert d'un guilloché en petites pyramides.

Le guilloché « pointe de diamant »
Le guilloché est un décor fait de lignes régulières qui se croisent. Chez S.T. Dupont, la pointe de diamant en est la version la plus lisible : un quadrillage de minuscules pyramides, qui accrochent la lumière chacune à leur tour.
Sur ce collier, le motif couvre les deux grandes faces et le capot. Sur la photo de détail, les facettes sont serrées, nettes et alignées. Au bord du capot entrouvert, une pièce de métal clair tranche avec l'or du boîtier. Ce contraste de teintes vient du dessin même de l'objet. Le même guilloché pointe de diamant existe sur un briquet de poche de la maison : le briquet Slimmy pointe de diamant or, plus petit et plus léger, se glisse dans une poche.

Une chaîne qui change de longueur
La chaîne est détachable, et elle se règle sur trois longueurs : 80, 85 ou 90 cm. Ce sont des longueurs de sautoir. Le pendentif descend bien en dessous de la clavicule, plutôt vers le milieu du buste.
Entre la longueur la plus courte et la plus longue, il y a 10 cm : à peu près la largeur d'une main. C'est peu sur le papier, mais cela suffit à décider si le pendentif se pose sur le haut du buste ou plus bas, au-dessus d'une ceinture. On peut ainsi changer la hauteur selon la tenue, sans changer de collier.
La photo de la chaîne déployée montre le système de réglage près du fermoir : une petite chaîne de rallonge, avec une plaquette au bout. Un collier aussi long se porte sur un col rond ou un t-shirt. La photo officielle le montre justement sur un t-shirt noir, sans autre bijou : le pendentif seul fait le travail.

Pourquoi on en parle cette semaine
Le 17 octobre 2026, Charlotte Gainsbourg a assisté au British Museum Ball, à Londres. Vogue décrit sa tenue : une robe noire, des bijoux dorés, et parmi eux un collier briquet S.T. Dupont. Le titre souligne que le pendentif reste un vrai briquet.
La maison de Dupont indique que l'actrice le porte souvent après les défilés de la Fashion Week à Paris. Elle précise aussi que Sophie Marceau l'avait porté avant elle, pendant la promotion d'un film. Ces informations viennent de la communication de la marque, et il faut les lire comme telles.
Ce qui est intéressant, ce n'est pas le nom de l'une ou de l'autre. C'est qu'un objet de poche, signé d'une maison qui fabrique des objets du quotidien depuis près de 150 ans, devient un bijou de soirée sans changer de silhouette.

Un objet du quotidien devenu bijou
Le briquet se prête bien à l'exercice : son boîtier rectangulaire a déjà les proportions d'un pendentif, avec des faces plates et des angles nets.
Sur les photos, on reconnaît tout de suite le boîtier : la bélière et la chaîne sont les seuls ajouts visibles. La même série existe dans d'autres finitions : chrome argenté, noir mat, laqué noir et argent, laqué noir et or.
À regarder de près
Un bijou de ce type se juge à la main : le poids du boîtier, le jeu du capot, la netteté des facettes, la façon dont la chaîne glisse dans la bélière. Pour comparer avec d'autres briquets de la maison, la collection de briquets S.T. Dupont les rassemble : le guilloché du collier voisine avec des laques unies, comme le Ligne 8 blanc et carrés noirs. Un détour à la boutique du CNIT, à La Défense, permet de les prendre en main.
























































































